« Pantin, un oiseau dans la ville » : une exposition et un podcast pour découvrir la faune locale

par pierre

© Photos de Bastien Campistron

Des oiseaux d’eau aux rapaces en passant par les mammifères discrets des parcs et des cimetières, la faune sauvage s’épanouit au cœur du tissu urbain. C’est le constat dressé par le projet « Pantin, un oiseau dans la ville », une initiative menée par Jamal Najim, habitant de la commune depuis vingt ans et universitaire investi dans les protocoles de sciences participatives. Conçu pour reconnecter les riverains aux espèces qui les entourent, le dispositif s’articule autour d’une exposition de photographies animalières et d’une série audio documentaire en trois épisodes.

Article écrit sur la base de l’interview vidéo ci-dessous

Une diversité d’espèces observées et photographiées

Le projet met en lumière un inventaire visuel varié d’animaux présents à Pantin, capturés par l’objectif du photographe animalier girondin Bastien Campistron :

  • Les oiseaux emblématiques et d’eau : le héron cendré — souvent considéré comme la figure aviaire emblématique de la ville —, les cygnes, canards, mouettes, goélands, sternes et cormorans.
  • Les rapaces : le faucon pèlerin et l’épervier.
  • Les petits passereaux : les mésanges et les rouge-gorges.
  • Les mammifères terrestres : le renard roux, le hérisson, l’écureuil ainsi que le surmulot (ou rat d’égout).

Trame verte, trame bleue et sanctuaires urbains

Cette biodiversité s’appuie sur plusieurs espaces favorables interconnectés :

  • La trame verte : Le parc Henri-Barbusse, le parc de la République et la corniche des forts forment une continuité végétale abritant passereaux, rapaces et petits mammifères.
  • La trame bleue : Le canal offre un milieu aquatique propice à l’alimentation et au repos des oiseaux d’eau. C’est d’ailleurs sur ses rives, au petit matin (vers 6 h 30 – 7 h), que le photographe a pu fixer l’image du discret héron cendré après plusieurs semaines d’affût infructueuses en février et juin.
  • Le cimetière parisien de Pantin : S’étendant sur plus de 100 hectares en lisière de Bobigny, ce plus grand cimetière en activité de France constitue un havre de tranquillité pour de nombreux oiseaux et une population notable de renards. Protégés de la chasse et trouvant des ressources suffisantes, ces derniers y développent des mœurs adaptées au milieu urbain.

L’exposition photographique : trois lieux de diffusion

Fruit de quatre semaines de travail sur le terrain (en février, juin et juillet), la sélection de clichés réalisés par Bastien Campistron est présentée au public sur trois sites de la ville :

LieuDatesPrésentation
Grilles de l’Hôtel de VilleDu 1ᵉʳ octobre au 17 novembre30 grands panneaux (1,20 m × 1,60 m)
Centre administratifDu 1ᵉʳ octobre au 17 novembreExposition de 20 photographies
Tiers-lieu Retrouvailles (près de l’EHPAD de la Seigneurie)Du 3 au 13 novembreSélection resserrée d’une dizaine de clichés

Un podcast documentaire en trois épisodes

Pour accompagner l’approche visuelle, une série de trois épisodes sonores donne la parole à des passionnés locaux. L’environnement sonore a été conçu avec l’audio-naturaliste Marc Namblard, qui a arpenté la commune muni d’une parabole pour capter les chants d’oiseaux et les ambiances acoustiques des parcs et des rues.

Le premier volet est consacré au renard à Pantin, avec le témoignage d’une observatrice surnommée « Marie Renard » par les équipes du cimetière parisien, qui assure le suivi de cette population depuis près de dix ans.

L’ensemble des épisodes sera accessible sur les principales plateformes d’écoute en ligne pendant la durée de l’événement.

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